Jennie Z. Young

Jennie Z. Young nommée Directrice exécutive de la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau

Résumé: 

La nomination de la Dre Jennie Z. Young au poste de directrice exécutive de la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau marque une nouvelle étape dans le développement de cette initiative qui vise à relier les initiatives et les projets de recherche sur le cerveau, les bailleurs de fonds publics et privés et les organisations de patients de tout le Canada dans un effort de collaboration unique qui repoussera les frontières de la recherche sur le cerveau. La Dre Young s’efforcera de faire de la recherche sur le cerveau une priorité nationale, dans l’intérêt de tous les Canadiens.

La Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau (SCRC) est heureuse de marquer une nouvelle phase de développement de son initiative avec la nomination de la Dre Jennie Z. Young au poste de directrice exécutive. La Dre Young détient un doctorat en neurosciences de l’Université de l’Alberta et a passé 14 ans au MIT dans les laboratoires du lauréat du prix Nobel Susumu Tonegawa et du directeur de l’Institut Picower, Li-Huei Tsai, où elle a joué un rôle clé dans des découvertes révolutionnaires dans les domaines de l’apprentissage, de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer. La Dre Young a accepté ce poste après avoir travaillé à Brain Canada, où elle a géré les plus grands projets financés par Brain Canada et travaillé à l’établissement de partenariats avec des organismes sans but lucratif nationaux et internationaux, des fondations, les gouvernements fédéral et provinciaux, ainsi que l’industrie, afin de développer des programmes nationaux de financement de la recherche.

La SCRC est une initiative pancanadienne qui réunit à ce jour plus de 30 instituts de neuroscience et de santé mentale de premier plan au Canada, dans le but de mobiliser les efforts autour d’une vision commune : faire de l’avancement des connaissances sur le cerveau une priorité nationale de recherche.

» La Dre Jennie Young apporte une passion pour la qualité exceptionnelle et la nature collaborative de la recherche en neurosciences au Canada », a déclaré Yves De Koninck, président de la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau.  « Dans son nouveau rôle de directrice générale de la SCRC, la Dre Young dirigera le développement et la mise en œuvre de ce réseau qui agira comme une plaque tournante en reliant les initiatives et les projets de recherche sur le cerveau existants, les bailleurs de fonds publics et privés et les organisations communautaires et de patients de tout le pays dans un effort de collaboration unique qui repoussera les frontières de la science du cerveau. »

 

« Nous sommes très heureux d’avoir recruté la Dre Jennie Young dans notre équipe », a déclaré Judy Illes, coprésidente de la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau. « Son expérience tant en recherche qu’en gestion fait d’elle une personne particulièrement qualifiée pour mener le développement de la SCRC à son plein potentiel. »

La SCRC consolidera les relations de collaboration existantes dans le domaine pour faire progresser le leadership de la SCRC au sein de l’Initiative internationale sur le cerveau (IBI), qui réunit sept des principaux projets de recherche sur le cerveau dans le monde.

« L’IBI est ravie d’apprendre la nomination du Dr Young au poste de directrice exécutive de la SCRC.  La SCRC continue d’être un leader d’opinion et un partenaire à part entière de l’IBI.  Cette nomination marque une étape importante dans la solidification de la cohésion et des réseaux de collaboration que ces organisations cherchent à établir « , a déclaré Agnes McMahon, directrice du programme International Brain Initiative.

 

« Les organismes caritatifs neurologiques du Canada ont hâte de faire entendre la voix des personnes ayant une expérience vécue des maladies du cerveau dans l’élaboration de la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau. Notre coalition croit au pouvoir de la collaboration en science, et le leadership de la Dre Young permettra d’assurer que la SCRC inclut cette composante importante « , a déclaré Deanna Groetzinger, directrice d’Organismes caritatifs neurologiques du Canada.

 

« Je suis motivée à renforcer le rôle que la SCRC peut jouer en tant que rassembleur et facilitateur, pour connecter l’écosystème des neurosciences à travers les domaines et faire émerger une voix unifiée qui augmentera la visibilité et l’importance de la recherche sur le cerveau « , a déclaré la Dre Young. « Compte tenu des antécédents de notre pays en matière d’excellence dans la recherche sur le cerveau et la santé mentale, ainsi que du fardeau croissant des troubles du cerveau, le potentiel scientifique et de santé de chaque découverte en matière de recherche sur le cerveau est immense. L’esprit de collaboration défendu par la SCRC a le potentiel de traduire nos efforts communs en avancées majeures dans tous les secteurs de la société. »

Julie Payette, Rémi Quirion

Judy Illes pose une question à la gouverneure générale sur la science et l’interdisciplinarité au Canada

Lors d’un récent épisode de GGconversations (24 septembre 2020), Son Excellence la très honorable gouverneure générale Julie Payette et le scientifique en chef du Québec, le Dr Rémi Quirion, répondent à une question en direct de la Dre Judy Illes sur la science et discutent de l’importance de l’interdisciplinarité.

En faisons-nous assez, en matière de science d’équipe, pour tirer parti des forces du Canada et les faire connaître au monde entier ? a demandé la Dre Illes.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour visionner l’épisode complet (question du Dr Illes à 7 minutes) :

 

 

covid-19 cdc

Judy Illes discute de la rentrée scolaire en temps de COVID-19

«C’est comme être assis sur le bord d’un ravin» dit Judy Illes, Chaire de recherche en neuroéthique à l’Université de la Colombie Britannique. «Pour les parents, ça tourne autour d’une question centrale: Est-ce que je fais la bonne chose? Quelle est la bonne chose à faire quand le sol est si loin, ou mouvant?» Lisez l’article complet ici (en anglais): National Post: ‘It is like sitting on a cliff’: September, schools and pre-traumatic stress disorder in COVID times

cihr-irsc

1,5 M$ pour élaborer une stratégie canadienne de recherche sur le cerveau

Une équipe pancanadienne de chercheurs vient d’obtenir une subvention de 1,5 M$ des Instituts de recherche en santé du Canada pour élaborer une stratégie visant à positionner l’avancement des connaissances sur le cerveau parmi les priorités nationales en recherche. Ce financement soutiendra aussi la création du Réseau sur la stratégie canadienne de recherche sur le cerveau dont la mission sera de coordonner la participation canadienne à l’International Brain Initiative, qui regroupe les plus importants projets de recherche au monde portant sur le cerveau.

Les troubles neurologiques et mentaux sont la principale cause d’invalidité et la deuxième cause de décès dans le monde. Au pays, les coûts occasionnés par ces troubles ont considérablement augmenté au cours des 25 dernières années en raison du vieillissement de la population. Les efforts coordonnés des chercheurs sur le cerveau de partout au Canada par le biais du Réseau sur la stratégie canadienne de recherche sur le cerveau offrira une occasion sans précédent de réduire ce fardeau et d’améliorer la qualité de vie des Canadiens.

La direction de la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau sera assurée par Yves De Koninck, professeur à la Faculté de médecine de l’Université Laval et directeur du Centre de recherche CERVO du CIUSSS de la Capitale-Nationale, et par Judy Illes, professeure à l’Université de la Colombie-Britannique et directrice de Neuroethics Canada. Les leaders de 31 équipes provenant des principaux instituts et centres de recherche en neurosciences du Canada complètent le noyau qui élaborera cette stratégie. La coalition Organismes caritatifs neurologiques du Canada (OCNC) y contribuera également en faisant entendre la voix des Canadiens affectés par les maladies du cerveau.

Plusieurs constats ont convaincu les chercheurs de l’urgence de développer une vision coordonnée de la recherche sur le cerveau, souligne Yves De Koninck. Le premier est la lenteur des progrès réalisés dans la lutte contre les maladies du cerveau. « On ne parvient toujours pas à guérir ou à traiter efficacement des maladies comme l’autisme, l’alzheimer, les dépendances ou la dépression. Nous croyons que la mobilisation des chercheurs en neurosciences viendra changer les choses dans ce domaine comme elle l’a fait pour les maladies cardiovasculaires. Les efforts dans ce domaine ont permis d’abaisser le taux de mortalité de 75 % par rapport à ce qu’il était il y a 60 ans. »

Un second constat touche les coûts humains et économiques engendrés par les maladies du cerveau. « Au cours de sa vie, un Canadien sur trois aura une maladie du cerveau ou subira une blessure au cerveau. Ces problèmes ont souvent des effets dévastateurs sur la qualité de vie des personnes qui en souffrent et sur leurs proches », ajoute Deanna Groetzinger, directrice de l’OCNC. « Une étude réalisée en 2016 a démontré que les maladies neurologiques et les problèmes de santé mentale engendraient des coûts annuels de l’ordre de 61 milliards de dollars à l’économie canadienne. Il suffit de constater les effets de la pandémie de COVID-19 sur le stress et l’anxiété, entre autres chez les travailleurs de la santé, pour prendre la mesure de l’importance de la santé mentale dans notre société. »

La Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau orchestrera la participation du Canada à l’International Brain Initiative. À l’instar du projet Génome Humain, qui avait mobilisé la communauté scientifique autour du séquençage du génome humain entre 1988 et 2003, l’International Brain Initiative veut regrouper des milliers de scientifiques autour d’un objectif commun : comprendre le fonctionnement du cerveau et améliorer les traitements offerts aux personnes qui souffrent de maladies touchant le cerveau. « Les conséquences éthiques, juridiques, sociétales et interculturelles de ces découvertes et la façon dont elles s’intègreront dans la pratique seront des aspects clés de la Stratégie », ajoute Judy Illes. « Les considérations neuroéthiques seront à la base même de sa formulation et sa mise en application. »

« La participation canadienne s’articulera autour de la plasticité du cerveau qui est sous-jacente à notre capacité d’apprendre, de nous souvenir et de nous adapter, souligne le professeur De Koninck. Par ricochet, nous devrions être en mesure de mieux comprendre comment ces processus peuvent se dérégler et conduire à certains troubles et pathologies du cerveau. Nous voulons aussi nous distinguer par notre approche collaborative et concertée de faire de la recherche. Nous espérons que la façon canadienne de faire les choses servira d’exemple aux autres pays. »

Source :
Jean-François Huppé
Relations médias
Université Laval
418 656-7785
jean-francois.huppe@dc.ulaval.ca