Lisez la soumission de la SCRC au consultations pré-budgétaires du comité permanent des finances de la Chambre des communes

La recherche sur le cerveau doit être une priorité nationale pour l’épanouissement social, sanitaire et économique du Canada

La Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau et son vaste réseau d’intervenants recommandent ce qui suit :

Recommandation 1 : Que le gouvernement du Canada fasse de la recherche sur le cerveau et la santé mentale une priorité nationale en créant l’Initiative canadienne de recherche sur le cerveau.

Notre cerveau définit qui nous sommes, comment nous nous comportons, ce à quoi nous aspirons et comment nous interagissons les uns avec les autres et avec nos environnements. En 2016, les académies des sciences de 14 pays, dont le Canada, ont déclaré que le cerveau humain est la ressource la plus précieuse de la civilisation. L’investissement dans la science du cerveau est donc un investissement dans l’avenir de la société, et les pays doivent collaborer pour comprendre, protéger et favoriser le développement optimal du cerveau7. Le cerveau est le système biologique le plus complexe de l’univers connu. Comprendre le cerveau et la façon dont il engendre une telle diversité de santé et de vie humaines nécessite des efforts collectifs à grande échelle qui transcendent les pays et les frontières politiques.

Le Canada doit mettre sur pied une Initiative canadienne de recherche sur le cerveau dans le cadre d’une politique autonome sur la santé neurologique qui reflète les diverses réalités de notre pays.

Lisez notre mémoire complet ici.

Façonnez l’avenir de la recherche sur le cerveau au Canada !

Partagez votre expérience vécue pour informer la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau

La Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau (SCRC) est à la recherche de 30 à 40 personnes ayant une expérience vécue des maladies du cerveau afin d’inclure leurs commentaires dans le développement de la stratégie. La SCRC et ses partenaires recommandent que le Canada mette sur pied une initiative nationale de recherche sur le cerveau afin de favoriser la santé neurologique et mentale des Canadiens. Nous voulons entendre les questions qui vous importent le plus au sujet de la recherche sur le cerveau !

Qui peut participer ?

Les patients, les personnes ayant une expérience vécue des maladies du cerveau, les familles et les soignants, les représentants et les défenseurs des patients. Aucune formation ou expérience en recherche n’est requise.

Nous recherchons des voix diverses, sans distinction d’âge, de géographie, de race, de sexe ou d’expérience. Toutes les personnes vivant au Canada sont invitées à poser leur candidature.

Quel est l’engagement ?

Les participants assisteront à

  • Un atelier le mardi 17 mai 2022 de 19 h à 20 h 30 (1,5 heure).
  • un groupe de discussion pendant la semaine du 13 ou du 20 juin (1,5 heure).

Comment participer ?

Si vous souhaitez participer, remplissez un formulaire de candidature à ce lien : https://forms.gle/3JbTYDhx6sArEr1m7.

Compensation :

Les participants recevront une compensation de 100 $ pour leur temps et leur expertise.

Si vous avez des questions ou des difficultés à remplir le formulaire, veuillez envoyer un courriel à l’équipe CBRS à l’adresse engagement@canadianbrain.ca.

 

Mémoire soumis au comité permanent sur la Science et la recherche de la Chambre des communes

Notre cerveau définit qui nous sommes, comment nous nous comportons, ce que nous recherchons, et comment nous interagissons les uns avec les autres et avec notre environnement. Parce que notre cerveau fait partie intégrante de notre capacité à bien vivre, la recherche sur le cerveau a la promesse d’améliorer la vie de tous les Canadiens.

Nous sommes à un point d’inflexion critique dans les progrès réalisés pour comprendre le cerveau humain. Le Canada doit saisir cette occasion pour en récolter les avantages sociétaux et économiques et doit être en mesure de suivre le rythme des autres initiatives nationales et pan-nationales sur le cerveau, de s’y connecter et de s’en inspirer.

Le Comité permanent de la Chambre des communes sur la science et la recherche (Comité SRSR) a été créé à l’automne 2021 afin d’attirer l’attention des parlementaires fédéraux sur la science et de leur permettre d’entendre les Canadiens et les experts sur les questions d’intérêt national en matière de science et de recherche. Dans le cadre de son premier projet, le Comité SRSR a mené une étude sur les » Succès, défis et opportunités pour la science au Canada » afin d’élaborer des recommandations sur la façon d’améliorer l’état actuel de la recherche scientifique à l’échelle nationale.

La SRSR a soumis un mémoire demandant l’établissement d’une initiative de recherche sur le cerveau pour le Canada. Un résumé de ce mémoire est présenté ci-dessous :

Sommaire exécutif

  • La compréhension du rôle du cerveau, dans la santé et la maladie, tout au long de la vie, et en interaction avecles nouvelles technologies, sera essentielle à la réussite et au bien-être des Canadiens au XXIe siècle.
  • Les chercheurs canadiens en neurosciences et en santé mentale sont parmi les plus productifs et les plus influents au monde, malgré un financement plus limité que celui de bon nombre de leurs collègues
  • La Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau (SCRC) réunit les chercheurs canadiens spécialisés dans le domaine du cerveau, en coalition avec les Autochtones, les bailleurs de fonds scientifiquespublics et privés, les chefs d’entreprise et les personnes ayant vécu une maladie ou une lésion du cerveau,en vue de l’élaboration d’une vision claire et convaincante de la façon de révolutionner l’étude du cerveau et de traduire les recherches en applications qui profiteront à tous les Canadiens1, 2, 3, 4.
  • Les membres de cette coalition envisagent collectivement six initiatives à court terme qui feront du Canada un chef de filemondial de la recherche sur le cerveau, une recherche ouverte, collaborative, transdisciplinaire, éthique, inclusive et, surtout, fructueuse à grande échelle, nécessaire à la réalisation de progrès réels sur l’un des systèmes les plus complexes qui soient.
  • Son leadership au sein de l’Initiative internationale sur le cerveau (IBI) influence également la stratégie émergente au Canada en matière de recherche sur le cerveau. Contrairement à certains de ses homologues (États-Unis, Union européenne et Japon), le Canada n’a jamais disposé d’initiative nationale de recherche sur le cerveau.
  • Les membres de la coalition réunie par la SCRC estiment que le moment est venu de lancer une initiative canadienne de recherche sur le cerveau. Nous avons le réseau, les partenariats, la vision et le plan stratégique en place. Il nous faut maintenant le financement nécessaire pour catalyser ce réseau en une action concertée, audacieuse et concrète.

Vous pouvez télécharger le document complet ici.

Le mémoire soumis est basé sur les résultats de la discussion du panel « A Canadian BRAIN Initiative ? » lors de la Conférence sur la politique scientifique canadienne en novembre 2021.

Poursuivre sur notre lancée en 2022

Alors qu’une nouvelle année s’amorce, nous sommes motivés par le travail accompli au cours de la dernière année alors que nous avons lancé une nouvelle phase de la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau (SCRC). Merci à tous pour ce formidable départ, alors que nous travaillons à la réalisation de notre objectif principal: Inciter le gouvernement à investir dans une initiative majeure de recherche sur le cerveau au Canada.

  • L’année 2021 a marqué l’établissement du Secrétariat de la SCRC et l’élargissement du leadership de la SCRC. Nous avons mis sur pied le groupe des détenteurs du savoir autochtone, avons continué à faire participer les chercheurs en début de carrière et avons impliqué les patients grâce à notre partenariat avec les Organismes caritatifs neurologiques du Canada.
  • Dans notre rôle de rassembleur et de facilitateur, nous avons commencé à rassembler l’écosystème plus large des neurosciences et de la santé mentale, notamment en convoquant les bailleurs de fonds de la recherche à travers le pays, tant dans le domaine public que privé.
  • Ensemble, nous nous sommes alignés sur une identité claire et nous avons défini six initiatives transformatrices qui représentent l’approche collaborative, transdisciplinaire et ouverte qui caractérise la recherche sur le cerveau au Canada. Cet esprit de collaboration est à la fois la façon dont nous travaillons ensemble à l’interne et la façon dont nous envisageons la recherche canadienne sur le cerveau.
  • En 2022, nous continuerons à bâtir notre processus inclusif. Nous intensifierons les réunions du groupe de travail sur les initiatives, notamment en recueillant des expertises au-delà du milieu universitaire, des communautés autochtones et de patients aux bailleurs de fonds de la recherche, afin de jeter les bases de notre dossier de justification d’investissement auprès du gouvernement.

Merci, et nous avons hâte de continuer à collaborer avec chaque voix pour façonner une vision collective de la recherche sur le cerveau et de son impact sociétal, au profit de tous les Canadiens.

Cordialement, le Secrétariat de la SCRC.

Voir les publications clés résultantes et les bulletins.

Une initiative canadienne BRAIN?

La SCRC a organisé une discussion ayant pour titre  «Une initiative canadienne BRAIN?» à la Conférence canadienne de politique scientifique le 25 novembre 2021.

Panélistes :

Shernaz Bamji – Professeure et présidente, Association canadienne des neurosciences

Jan Bjaalie – Professeur et président, International Brain Initiative

Deanna Groetzinger – gestionnaire, Organismes caritatifs neurologiques du Canada

Jason Mattingley – Professeur et coprésident, Australian Brain Alliance

Modérateur : Yves De Koninck – Professeur et président, Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau

Contexte :  En 2016, les académies des sciences de 14 pays ont déclaré que le cerveau humain est la ressource la plus précieuse de la civilisation. L’investissement dans la science du cerveau est donc un investissement dans l’avenir de la société, et les nations doivent coopérer pour comprendre, protéger et favoriser le développement optimal du cerveau ( http://bit.ly/G-SciBrain2016 ). En nous appuyant sur les leçons tirées des initiatives transnationales et nationales établies sur le cerveau, nous avons discuté de la nécessité et de l’opportunité d’élaborer une stratégie permettant au Canada de se distinguer en établissant la norme d’un nouveau modèle de neuroscience ouvert, collaboratif, transdisciplinaire et éthique.

Plats à emporter :

  • Les coûts annuels des soins de santé liés aux troubles neurologiques s’élèvent à plus de 61 milliards de dollars et ne cessent d’augmenter.
  • Les neuroscientifiques canadiens font toujours plus que leur poids sur la scène internationale. Ils sont parmi les plus productifs au monde et sont très cités, même si le Canada investit relativement moins de dollars dans la recherche.
  • Le Canada peut être un modèle pour la façon dont la recherche sur le cerveau est effectuée. La recherche canadienne sur le cerveau possède de nombreux atouts et est bien placée pour devenir un chef de file dans la conduite de recherches ouvertes, collaboratives, transdisciplinaires et éthiques.
  • Le Canada fait partie de l’International Brain Initiative, mais n’a pas d’initiative nationale de recherche sur le cerveau (contrairement à l’UE, aux États-Unis et au Japon). C’est un obstacle à la santé neurologique et mentale de notre pays.
  • La Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau (SCRC) crée une stratégie nationale collective qui s’appuie sur les investissements et les forces actuels du Canada en neurosciences pour faire progresser la santé neurologique et mentale de tous les Canadiens. L’un des principaux objectifs du CBRS est d’unifier l’écosystème de la recherche en neurosciences et en santé mentale à travers le pays.

Actions:

  • Le Canada doit établir des politiques de santé neurologique autonomes qui reflètent les diverses réalités de notre pays. Cela comprend la création d’une initiative canadienne de recherche sur le cerveau.
  • Une Initiative canadienne sur le cerveau s’intégrerait bien dans l’écosystème de recherche sur le cerveau qui existe déjà au Canada.
  • Des initiatives sont nécessaires dans les domaines de la science ouverte, de la diversité et de la science d’équipe, de la formation transdisciplinaire, de la neuroéthique, de l’interface neurosciences-IA et de la science des plateformes pour combler les échelles de complexité à travers le cerveau, le comportement et la société.
  • Les efforts internationaux à grande échelle sont le nouveau modèle de collaboration nécessaire pour faire progresser notre compréhension du cerveau humain. Le Canada doit être en mesure de suivre, de se connecter et de s’appuyer sur les efforts d’autres initiatives nationales et pannationales sur le cerveau.
  • Comme en témoignent les initiatives sur le cerveau établies et en développement dans le monde entier, l’investissement dans la recherche sur le cerveau peut stimuler la croissance dans de nombreux autres domaines au-delà du secteur de la santé et agir comme un moteur majeur du développement économique et technologique.

 

Les résumés de la conférence et l’enregistrement du panel sont disponibles ici.

Voir ici:


Les résultats de ce panel ont conduit au  mémoire que nous avons soumis au comité permanent sur la science et la recherche.

Symposium canadien sur les neurosciences computationnelles

Les neurosciences et l’IA sont l’une des six initiatives transformatrices de la nouvelle stratégie canadienne de recherche sur le cerveau.

La SCRC est heureuse d’annoncer qu’elle tiendra une séance de questions et réponses lors du premier Symposium annuel canadien de neurocience computationnelle , le 27 octobre 2021 à 10 h PT / 13 h ET, intitulée «Un cadre pour les neurosciences et l’IA dans la stratégie canadienne de recherche sur le cerveau».

Nous invitons les participants à la conférence à en apprendre davantage sur la SCRC, nos principales initiatives et les plans d’avenir de la directrice générale, Jennie Young, et du Dr Karim Jerbi, responsable de l’initiative Neuroscience-AI.

Nous remercions Campus Alberta Neuroscience pour son soutien qui a permis d’offrir cette opportunité de sensibilisation.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cet événement, veuillez consulter leur page Web à l’adresse suivante : http://www.albertaneuro.ca/education/#CSCN

 

Initiative internationale sur le cerveau : L’avenir de la collaboration à grande échelle

Le 12 octobre 2021, le Panel pour l’avenir des sciences et des technologies (STOA) du Parlement européen et l’International Brain Initiative (IBI) organiseront un atelier pour discuter de l’avenir des collaborations internationales en neurosciences. Le nouveau président du comité stratégique de l’IBI et président du comité directeur de la SCRC, Yves De Koninck, participera à l’atelier en tant que représentant canadien de l’IBI.

Des représentants d’initiatives sur le cerveau d’Europe, des États-Unis, du Japon, de la Chine, de l’Australie, de la Corée et du Canada forment un panel de membres de l’IBI qui se réunira pour discuter des possibilités et des défis de la collaboration internationale en neurosciences. Soulignant le soutien apporté par l’IBI en tant que forum essentiel pour la mise en réseau et la collaboration entre les initiatives sur le cerveau, les panélistes prévoient de plaider en faveur d’une connexion accrue entre les chercheurs et soulignent l’efficacité des groupes de travail de l’IBI pour lancer des actions mondiales en matière de neuroéthique, de politiques de données et de partage des ressources scientifiques.

Un consensus clé est la nécessité de renforcer les relations entre la science et la politique pour une meilleure intégration des preuves de la recherche dans la prise de décision, et d’apporter des points de vue différents dans la recherche en neurosciences. Alors que l’IBI est en train de devenir une source fiable de leadership éclairé dans le domaine des neurosciences à l’échelle mondiale, le Canada, en particulier, a l’occasion de jouer un rôle de chef de file en s’efforçant de faire participer les non-chercheurs, les personnes ayant une expérience vécue et les peuples autochtones à l’élaboration d’une vision nationale collective de l’avenir de la recherche en neurosciences et en santé mentale qui profitera à tous les Canadiens.

Lire une publication récente dans Lancet Neurology qui souligne le travail du STOA  et un éditorial associé. 

Forum de discussion ouverte sur la SCRC – Congrès annuel de l’ACN 2021

La SCRC est heureuse d’annoncer qu’elle tiendra un forum de discussion ouverte lors du congrès annuel de l’ACN.

Veuillez vous joindre à nous lors d’une forum de discussion de la SCRC le mercredi 25 août de 12 h à 12 h 30 HAP / 15 h à 15 h 30 HAE* si vous assistez au congrès annuel de l’ACN de cette année !

Nous nous réjouissons de cette occasion pour les neuroscientifiques canadiens d’en apprendre davantage sur la SCRC et sur notre stratégie nationale de recherche sur le cerveau. Présentés par notre directrice exécutive Jennie Young et notre président Yves De Koninck, nous partagerons nos plans, nos initiatives et nos actions à ce jour. Cette présentation sera suivie d’un sondage en direct et d’une séance de questions-réponses au cours de laquelle Jennie et Yves répondront aux questions et solliciteront des commentaires sur la SCRC.

*Veuillez noter que la date a été modifiée par rapport au programme initial afin de tenir compte de la conférence plénière spéciale de Kirsty Duncan sur la science et la politique.

Jennie Z. Young nommée Directrice exécutive de la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau

Dr. Jennie Z. Young
Jennie Z. Young

La nomination de la Dre Jennie Z. Young au poste de directrice exécutive de la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau marque une nouvelle étape dans le développement de cette initiative qui vise à relier les initiatives et les projets de recherche sur le cerveau, les bailleurs de fonds publics et privés et les organisations de patients de tout le Canada dans un effort de collaboration unique qui repoussera les frontières de la recherche sur le cerveau. La Dre Young s’efforcera de faire de la recherche sur le cerveau une priorité nationale, dans l’intérêt de tous les Canadiens.

La Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau (SCRC) est heureuse de marquer une nouvelle phase de développement de son initiative avec la nomination de la Dre Jennie Z. Young au poste de directrice exécutive. La Dre Young détient un doctorat en neurosciences de l’Université de l’Alberta et a passé 14 ans au MIT dans les laboratoires du lauréat du prix Nobel Susumu Tonegawa et du directeur de l’Institut Picower, Li-Huei Tsai, où elle a joué un rôle clé dans des découvertes révolutionnaires dans les domaines de l’apprentissage, de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer. La Dre Young a accepté ce poste après avoir travaillé à Brain Canada, où elle a géré les plus grands projets financés par Brain Canada et travaillé à l’établissement de partenariats avec des organismes sans but lucratif nationaux et internationaux, des fondations, les gouvernements fédéral et provinciaux, ainsi que l’industrie, afin de développer des programmes nationaux de financement de la recherche.

La SCRC est une initiative pancanadienne qui réunit à ce jour plus de 30 instituts de neuroscience et de santé mentale de premier plan au Canada, dans le but de mobiliser les efforts autour d’une vision commune : faire de l’avancement des connaissances sur le cerveau une priorité nationale de recherche.

» La Dre Jennie Young apporte une passion pour la qualité exceptionnelle et la nature collaborative de la recherche en neurosciences au Canada », a déclaré Yves De Koninck, président de la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau.  « Dans son nouveau rôle de directrice générale de la SCRC, la Dre Young dirigera le développement et la mise en œuvre de ce réseau qui agira comme une plaque tournante en reliant les initiatives et les projets de recherche sur le cerveau existants, les bailleurs de fonds publics et privés et les organisations communautaires et de patients de tout le pays dans un effort de collaboration unique qui repoussera les frontières de la science du cerveau. »

 

« Nous sommes très heureux d’avoir recruté la Dre Jennie Young dans notre équipe », a déclaré Judy Illes, coprésidente de la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau. « Son expérience tant en recherche qu’en gestion fait d’elle une personne particulièrement qualifiée pour mener le développement de la SCRC à son plein potentiel. »

La SCRC consolidera les relations de collaboration existantes dans le domaine pour faire progresser le leadership de la SCRC au sein de l’Initiative internationale sur le cerveau (IBI), qui réunit sept des principaux projets de recherche sur le cerveau dans le monde.

« L’IBI est ravie d’apprendre la nomination du Dr Young au poste de directrice exécutive de la SCRC.  La SCRC continue d’être un leader d’opinion et un partenaire à part entière de l’IBI.  Cette nomination marque une étape importante dans la solidification de la cohésion et des réseaux de collaboration que ces organisations cherchent à établir « , a déclaré Agnes McMahon, directrice du programme International Brain Initiative.

 

« Les organismes caritatifs neurologiques du Canada ont hâte de faire entendre la voix des personnes ayant une expérience vécue des maladies du cerveau dans l’élaboration de la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau. Notre coalition croit au pouvoir de la collaboration en science, et le leadership de la Dre Young permettra d’assurer que la SCRC inclut cette composante importante « , a déclaré Deanna Groetzinger, directrice d’Organismes caritatifs neurologiques du Canada.

 

« Je suis motivée à renforcer le rôle que la SCRC peut jouer en tant que rassembleur et facilitateur, pour connecter l’écosystème des neurosciences à travers les domaines et faire émerger une voix unifiée qui augmentera la visibilité et l’importance de la recherche sur le cerveau « , a déclaré la Dre Young. « Compte tenu des antécédents de notre pays en matière d’excellence dans la recherche sur le cerveau et la santé mentale, ainsi que du fardeau croissant des troubles du cerveau, le potentiel scientifique et de santé de chaque découverte en matière de recherche sur le cerveau est immense. L’esprit de collaboration défendu par la SCRC a le potentiel de traduire nos efforts communs en avancées majeures dans tous les secteurs de la société. »

1,5 M$ pour élaborer une stratégie canadienne de recherche sur le cerveau

Une équipe pancanadienne de chercheurs vient d’obtenir une subvention de 1,5 M$ des Instituts de recherche en santé du Canada pour élaborer une stratégie visant à positionner l’avancement des connaissances sur le cerveau parmi les priorités nationales en recherche. Ce financement soutiendra aussi la création du Réseau sur la stratégie canadienne de recherche sur le cerveau dont la mission sera de coordonner la participation canadienne à l’International Brain Initiative, qui regroupe les plus importants projets de recherche au monde portant sur le cerveau.

Les troubles neurologiques et mentaux sont la principale cause d’invalidité et la deuxième cause de décès dans le monde. Au pays, les coûts occasionnés par ces troubles ont considérablement augmenté au cours des 25 dernières années en raison du vieillissement de la population. Les efforts coordonnés des chercheurs sur le cerveau de partout au Canada par le biais du Réseau sur la stratégie canadienne de recherche sur le cerveau offrira une occasion sans précédent de réduire ce fardeau et d’améliorer la qualité de vie des Canadiens.

La direction de la Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau sera assurée par Yves De Koninck, professeur à la Faculté de médecine de l’Université Laval et directeur du Centre de recherche CERVO du CIUSSS de la Capitale-Nationale, et par Judy Illes, professeure à l’Université de la Colombie-Britannique et directrice de Neuroethics Canada. Les leaders de 31 équipes provenant des principaux instituts et centres de recherche en neurosciences du Canada complètent le noyau qui élaborera cette stratégie. La coalition Organismes caritatifs neurologiques du Canada (OCNC) y contribuera également en faisant entendre la voix des Canadiens affectés par les maladies du cerveau.

Plusieurs constats ont convaincu les chercheurs de l’urgence de développer une vision coordonnée de la recherche sur le cerveau, souligne Yves De Koninck. Le premier est la lenteur des progrès réalisés dans la lutte contre les maladies du cerveau. « On ne parvient toujours pas à guérir ou à traiter efficacement des maladies comme l’autisme, l’alzheimer, les dépendances ou la dépression. Nous croyons que la mobilisation des chercheurs en neurosciences viendra changer les choses dans ce domaine comme elle l’a fait pour les maladies cardiovasculaires. Les efforts dans ce domaine ont permis d’abaisser le taux de mortalité de 75 % par rapport à ce qu’il était il y a 60 ans. »

Un second constat touche les coûts humains et économiques engendrés par les maladies du cerveau. « Au cours de sa vie, un Canadien sur trois aura une maladie du cerveau ou subira une blessure au cerveau. Ces problèmes ont souvent des effets dévastateurs sur la qualité de vie des personnes qui en souffrent et sur leurs proches », ajoute Deanna Groetzinger, directrice de l’OCNC. « Une étude réalisée en 2016 a démontré que les maladies neurologiques et les problèmes de santé mentale engendraient des coûts annuels de l’ordre de 61 milliards de dollars à l’économie canadienne. Il suffit de constater les effets de la pandémie de COVID-19 sur le stress et l’anxiété, entre autres chez les travailleurs de la santé, pour prendre la mesure de l’importance de la santé mentale dans notre société. »

La Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau orchestrera la participation du Canada à l’International Brain Initiative. À l’instar du projet Génome Humain, qui avait mobilisé la communauté scientifique autour du séquençage du génome humain entre 1988 et 2003, l’International Brain Initiative veut regrouper des milliers de scientifiques autour d’un objectif commun : comprendre le fonctionnement du cerveau et améliorer les traitements offerts aux personnes qui souffrent de maladies touchant le cerveau. « Les conséquences éthiques, juridiques, sociétales et interculturelles de ces découvertes et la façon dont elles s’intègreront dans la pratique seront des aspects clés de la Stratégie », ajoute Judy Illes. « Les considérations neuroéthiques seront à la base même de sa formulation et sa mise en application. »

« La participation canadienne s’articulera autour de la plasticité du cerveau qui est sous-jacente à notre capacité d’apprendre, de nous souvenir et de nous adapter, souligne le professeur De Koninck. Par ricochet, nous devrions être en mesure de mieux comprendre comment ces processus peuvent se dérégler et conduire à certains troubles et pathologies du cerveau. Nous voulons aussi nous distinguer par notre approche collaborative et concertée de faire de la recherche. Nous espérons que la façon canadienne de faire les choses servira d’exemple aux autres pays. »

Source :
Jean-François Huppé
Relations médias
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